20/08/2007Le KhriliGompo en sept points (non négociables)
Le KhriliGompo n’est pas un mauvais bougre, la preuve en est que même sans avoir été nommément cité à comparaître par écrit, il se plie de plus ou moins bonne grâce à un exercice qu’il fait semblant d’exécrer, tout ça par sympathie pour un certain gaïen de sa connaissance.
Voici donc en sept points une tentative d’esquisse de l’essence même du Khrili… Rien que ça…
1- Fonction Vitale
Le Khrili est par essence un passionné. Il réfute en bloc (et en colère) les gens qui le traitent d’intellectualiste, d’élitiste ou de snob, qu’ils considèrent comme des noms de mauvaises herbes et de tue plaisir. S’il aime parler pendant des heures de livres, de musique ou de films, c’est pour décortiquer intrigues, personnages, ressenti et frissons (ou notes, lignes de guitares, ressenti et frissons) et non pour se racler l’encéphale sur les courants littéraires, la valeur intrinsèque d’un quelconque message aux masses ou autres remises en contexte historico politiques. Il ne supporte pas les gens qui commencent leurs phrases par « Il FAUT avoir lu/vu/entendu… » mais est au taquet dès qu’il entend un « Je me suis pris une grosse claque en lisant/écoutant/regardant… ». Il n’y a qu’à constater : il a les yeux qui brillent de plaisir quand il parle de ce qui lui plaît, et non le regard pète-sec et mi-fermé du prof d’université qui s’ennuie tout seul à s’écouter parler. Il s’enthousiaste autant sur Svinkels et Schubert, Terrence Malick et Ratatouille, Marcel Schwob et Harry Potter. Le Khrili aime l’échange, les découvertes l’aident continuellement à recharger ses batteries.
2- Soundtrack of our lives
Le Khrili aime, adore, idolâtre les listes. Suite au paragraphe précédent, il ne résiste pas à la tentation d’en caser une au cours de cet exercice, en traçant de lui-même un portrait en quinze titres.
Radiohead - No surprises
Fiona Apple - Waltz (better than fine)
Geeshie Wiley – Last kind word blues
Nina Simone – I wish I knew how it would feel to be free
Orchestra Baobab – Utru Horas
Solomon Burke – Fast train
Nosfell – Likade Liditärk
Matt Elliott – The Kursk
Eels – Mr E’s beautiful blues
Isley Brothers – This old heart of mine (is weak for you)
Cowboy Junkies – Musical Key
Dead Can Dance – Yulunga (spirit dance)
Tom Waits – Tango till they sore
Lisa Gerrard – Now we’re free
Camille – Mon petit vieux
(Le Khrili aimant également les restrictions casse-couilles, il s’est efforcé de ne pas nommer un artiste deux fois et de faire tenir le tout dans un cd de 80 min. Il est comme ça.)
3- Parallèle
La propension à l’imaginaire a été très tôt une constante de l’univers du Khrili. Petit déjà, faire émerger des mondes entiers et les personnages les habitant lui semblait une activité si ce n’est normale, du moins salutaire. Il entame à l’âge de onze ans une relation tumultueuse avec l’écriture –maladie assimilable à la petite vérole- et découvre que l’imagination et le travail s’accordent très mal ensembles, vu que le premier traverse des océans en une poussière de secondes quand le deuxième s’effectue mot à mot comme un voyage en transsibérien. Leur histoire est entrecoupée de breaks et de rabibochages, comme dans les mauvais films. En 1997 naît l’Etat de Grâce, pays imaginaire ou (sur)vivent vivants, morts, shamans, superstitiés, visionnaires, artistes fous, enfants fugitifs et autres familles lycanthropes, et où se situent toutes les créations du couple depuis lors. Ils essaient d’y mettre un peu d’ordre en en ordonnant les chroniques, ce qui s’avère lent et extrêmement douloureux pour le Khrili. Toujours au bord de la rupture, celui-ci se demande s’il ne va pas tarder à jeter l’éponge, histoire de renouer avec le calme qui lui sied tant…
4- Entourage
Le Khrili a eu deux catégories d’amis : imaginaires jusqu’à ses seize ans (un peu depuis aussi, voir paragraphe précédent), en chair et en os depuis. Il a su tirer réconfort des premiers et réaliser l’importance des seconds. Le Khrili aime ses amis dans leurs qualités (nombreuses le plus souvent) comme dans leurs défauts (même commentaire). S’il lui arrive –assez rarement au final- de leur reprocher ces derniers, c’est toujours en sachant pertinemment qu’ils ont contribué à l’attachement ressenti pour la personne en question, et qu’il doit en conséquence les choyer d’égale mesure. Ce qui est parfois un pu dur, convenons en… Le Khrili est toujours aux anges à la vision d’une tablée d’amis venus partager un verre, un repas, une soirée, ou un brunch tardif le dimanche après-midi. Il apprécie de mélanger ces connaissances venues de milieux et d’époques différentes de sa vie (les internes, les libraires, les gaïens…) pour voir si la sauce va prendre, ce qui est le plus souvent le cas, car les amis du Khrili sont tout bonnement formidables…
(Le Khrili se rend parfois compte, lors d’exercices introspectifs gaïens, qu’il oublie de mentionner sa très réduite mais très importante famille, ce qui serait criminel : le temps qu’il passe à les critiquer montre bien à quel point il les aime et à quel point il a besoin de leur présence dans sa vie. Ceci dit sans une once d’ironie.)
5- Quête du bonheur
Le Khrili, donc, aspire comme beaucoup au bonheur, mais surtout au calme, notions qui lui paraissent indissociables. A l’âge où d’autres rêvent de passions déchirantes (et souvent bruyantes) sur les eaux en furie de l’euhmûûûr, lui ne jurait que par la simplicité d’un couple où aucune question ne se pose. Il a compris qu’à ses yeux, l’amour devait être lieu de ressource, et non de conflits. Après s’être cassé les dents une ou deux fois et s’être confirmé que les drames à quat’sous n’étaient vraiment pas son fort, il fait la rencontre d’un grand nounou auto déclaré « tout mou » qui le séduit d’un taboulé et d’un yaourt à la mangue. Leurs différences sont légions, leurs façons d’appréhender les choses également. Mais pas la façon de vivre leur petit morceau de bonheur à deux. Khrili compte d’ici peu l’épouser et lui faire toute une tripotée de chiards, qu’ils saupoudreront de quelques présences canines et félines, dans une maison à la campagne.
En climat tempéré, bien sûr…
6- Mode de vie
Le Khrili ne se leurre pas : il n’a pas une très bonne hygiène de vie, ce qu’il voudrait changer sans pourtant faire les efforts nécessaires. Il clope ses deux paquets par jour, boit beaucoup trop, s’enfume les neurones, ne fait qu’un vrai repas par jour, boit trop de café, se couche rarement avant deux heures du mat et ne se lève jamais avant l’heure de Malcolm sur M6.
Résultats : il a de fréquents problèmes d’estomac, il est toujours décalé, met des heures à émerger, n’arrive plus à ingérer du solide avant 17h et, sur une radio, la petite tache de la taille d’une tumeur est en fait la partie saine de ses poumons. Un jour, il changera tout ça… Un jour. Ou l’autre.
7-Avenir
Malgré tout cela, le Khrili compte vivre vieux, très vieux, car à quoi bon s’entraîner si jeune à être un vieux con réac si ce n’est pour arriver à l’âge dit avec l’entraînement adéquat ? A l’heure où il lui faudra s’éteindre, le Khrili s’imagine bien vivant à Arles, ou près de Marvejols, en Lozère, ou tout autre endroit calme et baigné de soleil qu’il aura découvert au fil des ans. Mélange des personnages joués par Jean Pierre Bacri et du Seymour de Ghost World, il sera propriétaire d’un magasin de disques vinyles, qu’il vendra seulement aux clients qui sauront en prendre soin et qui auront des bonnes têtes. Il passera ses soirées à écouter de la musique d’un autre âge en lisant des livres papiers, à une époque où plus personne ne le fera, avec un matou miteux sur les genoux. Les voisins l’appelleront « le vieux con », leurs enfants l’éviteront autant que possible de peur de se voir jeter un sort. Idéalement, son nounou sera à ses côtés, à lui faire remarquer qu’il boit trop et qu’à son âge, les pétards ne sont plus de mise. Il le regardera d’un œil énamouré mais lui répondra de se mêler de ses affaires. En réalité, il sera touché que le nounou en question prenne encore le soin de dire ce genre de choses. Il lui préparera une tisane et un bain de pieds pour excuser son ton brusque.
N’est pas vieux con qui veut….
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| " Juste avant le solstice d'hiver, Khrili Gompo fut envoyé en mission d'observation pour la première fois. Il y avait plusieurs décennies qu'il s'entrainait, et c'était maintenant à lui de partir. On lui avait accordé une demi-minute d'apnée avant le retour. Il disposerait de ces trente secondes pour évaluer l'état du monde et recueillir des éléments sur les peuplades qui l'habitaient encore, sur leur culture et leur avenir. C'était un délai peu généreux, mais, comme conditions de travail, on avait déjà vu pire."
Antoine Volodine, Des Anges Mineurs (1) Alexis HK - C'que t'es belle en Live
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20/08/07 - 10:07
Il l'a faiiiiiiiiiiiit!!! Mon dieu j'en suis tout tourneboulé.
Bon en ce qui concerne ta liste, je me rend compte que j'ai encore beaucoup de chemin à faire, car si je ne connais d'oreille que peu des noms cités, je connais encore moins les tubes cités. Quoique peut on parler de tube pour nina simone, comme on le ferait pour tina arena? Je te laisse décider une fois que tu auras desséré les dents.
Quels défauts? ou ca des défauts? je suis vierge de tout defaut, aussi te saurais-je gré de bien vouloir ajouter un erratum en ces mots "sauf bien sur Zenikko, essence même de la perfection". Et non la mégalomanie n'est pas un défaut, il te suffit de voir notre président, commandeur des votants, le prophète bénisse le sol qu'il foule et les yachts maltais.
Des bizooo
zenikko