15/05/2007

15/05/07 - 14:18

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Alexis HK
“C’que t’es belle en live”



Ce qu’il y a de génial, quand on se targue d’être un chercheur acharné de bonnes trouvailles musicales, c’est de découvrir un « jeune » chanteur français dès le début de sa carrière, et de pouvoir le suivre, de concert en concert et d’album en album.
C’est une nuit d’insomnie que je suis tombé sur le clip de « c’que t’es belle », et j’ai acheté l’album « Belle ville » dès le lendemain. Non que la chanson soit inoubliable, mais il y avait une fraîcheur et un humour indéniable dans ce que son auteur revendique lui-même comme « une chanson à boire sans prétention ». L’absence de prétention est en effet ce qui caractérise le mieux Alexis HK, et ce qui lui permet de nous embarquer véritablement dans ces histoires abracadabrantesques.
L’album me plu immédiatement. J’étais mort de rire à toutes les chansons et en même temps, je trouvais le chanteur émouvant. Son amour des losers grotesques et magnifiques me parlait –on n’se refait pas, ma bonne dame- et son incapacité à se moquer d’eux complètement me touchait. On trouve sur ce premier album (deuxième en réalité mais le premier « Anti-héros notoire » n’est plus disponible depuis belle lurette) Mitch le catcheur qui voudrait percer dans le domaine des lettres, l’amant enfermé dans son placard en attendant le départ du mari, Gaspard le nain « qui voulait bien qu’on le lance » pour atteindre une popularité que sa taille lui refuse et autre cyclopède découvrant les miracles du 4x4 sur la virilité…



La série de concerts a commencé peu après avec mon ami Mouaz (qui risque d’être régulièrement cité dans ses lignes puisque j’ai découvert beaucoup de musiques avec lui ou par lui...). Il faut savoir qu’Alexis n’a pas de bol sur scène : au théâtre de Suresnes, la fnac affichait complet deux mois plus tôt alors que nous étions cinquante dans la salle. A l’européen, la console de son saute plusieurs fois et menace de prendre feu à mi-concert. A solidays, la basse est tellement forte qu’on n’entend pas le reste.
Ca n’empêche pas le groupe de s’améliorer de show en show, d’affirmer son coté théâtral en incluant des sketchs entre les chansons, et de peaufiner les chansons du deuxième opus : « L’homme du moment ». Cet album, souvent plus mélancolique que le précédent, confirme le talent et l’univers du sieur Alexis : on y croise la route d’un chien de vieille, d’une prostituée moqueuse (« la femme aux mille amants »), d’une star d’un jour (« l’homme du moment »), on prend un brunch paris-norvège et on assiste à une orgie tragi-comique, cris d’orgasme à l’ appui. On y découvre également un jeune travesti qui part en train faire son « Coming-out » à sa famille, façon remise des Césars et avec « twist in the end » savoureux… La preuve par le son :



Un an environ après la sortie du deuxième album paraît un 9 titres live absolument génial : « C’que t’es belle en live »



Les versions de Mitch (avec fin rappée), Coming out, C’que t’es belle (avec intro version brèves de comptoir) ou La femme aux mille amants montrent bien tout ce qu’Alexis HK et son groupe sont sur scène : des bêtes d’instrumentistes qui adorent revisiter leur propre répertoire, toujours pour le meilleur. Mais ce sont surtout les reprises et nouvelles chansons qui font de ce live un grand disque. La reprise de « Nouveau Western » de MC Solaar, tout en accordéon et flow décontracté réhabilite la chanson initiale… Il y a aussi « Ah Ah » qui reprend la rythmique et la basse de « la fièvre » d’NTM (d’ailleurs citée dans la chanson) pour raconter les mésaventures d’un dandy mythomane assistant à une émeute dans un supermarché.
Et puis surtout, il y a le doublé Brassens-Madonna… Et là, on touche au grandiose !
Alexis explique au public les circonstances de la rencontre entre ces deux sommités musicales (en 1952 dans le Dakota) alors que notre Georges national y fait une tournée et que la demoiselle n’est encore qu’une « jeune choriste écervelée ». S’ensuit, incluse dans l’anecdote, une reprise quasi a capella de « Mouton de panurge » avec chair de poule garantie, avant que de repartir sur les conséquences de cette rencontre: le prochain single de Georges Bradonna, fils légitime de la levrette entre Georges Brassens et Madonna de 1952 dans le Dakota et intitulé « Comme une vierge ».


Actuellement, Alexis est en studio pour son troisième album... Vivement. Ca fait longtemps que je l’ai pas vu…

commentaires

15/05/07 - 16:06

Ca me rappelle des souvenirs...

15/05/07 - 17:48

Chanteur talentueux dont j'admire la persévérance.
Ca change des produits formatés de tf1 !

16/05/07 - 08:13

Ouais mais on dira c'qu'on voudra tout ça, ça vaut pas Alizée!!!!

Mylène powaaaaaaaaaaaa!!!!!!!!!!!!

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" Juste avant le solstice d'hiver, Khrili Gompo fut envoyé en mission d'observation pour la première fois. Il y avait plusieurs décennies qu'il s'entrainait, et c'était maintenant à lui de partir. On lui avait accordé une demi-minute d'apnée avant le retour. Il disposerait de ces trente secondes pour évaluer l'état du monde et recueillir des éléments sur les peuplades qui l'habitaient encore, sur leur culture et leur avenir. C'était un délai peu généreux, mais, comme conditions de travail, on avait déjà vu pire." Antoine Volodine, Des Anges Mineurs

(1) Alexis HK - C'que t'es belle en Live
(2) So Called - The SoCalled Seder, a hip hop haggaddah
(3) The Velvet Underground and Nico
(4)The unbelievable truth - Almost here
(5,6,7,8) Nina Simone - Live at Carnegie Hall - Moon over Alabama - Emergency ward - Baltimore