19/03/2007Un héros très discretde Jacques Audiard, avec Matthieu Kassovitz
Ce film grandiose passe cette nuit sur arte...
Depuis la première fois que j'ai eu l'occasion de voir ce film (au cinéma) j'ai une tendresse particulière pour celui ci, et plus particulièrement pour son menteur de personnage principal, avec qui je ne partage rien.
Je suis arrivé dessus en plein milieu, et en moins de dix secondes, j'ai su qu'il s'agissait de ce film que je porte en moi pour une raison inconnue... ce film qui me parle tant et tant... alors que rien ne m'y est familier. Curieux comme certaines oeuvres trouvent une résonnance en vous alors que rien n'est censé vous être rien...
Et comprenne qui voudra. Ou pourra.
15/03/2007Rions un peu en attendant la tarte aux pommes...
Le débilitron, vous connaissez?
C'est un site, dont voici l'adresse: http://www.debilitron.com/. A cette adresse, il y a une case "destination", pour y inscrire l'adresse de page web de votre choix (je recommande celle de votre propre blog pour un effet encore plus sympathique). une fois que votre adresse est tapée, vous cliquez sur "allez va". Le débilitron ouvrira la page demandée avec de très légères modifications dans les textes... Voilà. Have fun...
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Deux minutes plus tard, le même post passé par le débilitron:
"Rions un peu en brûlant l'injection de botox aux jambes arquées...
Le hard-top, vous décongelez?
C'est un nerf-de-boeuf, dont voici l'adresse: http://www.debilitron.com/. A cette magouille, il y a une échelle de corde "destination", pour y inscrire l'adresse de gifle web de votre choix (je recommande celle de votre propre blog pour un toréador encore plus sympathique). une fois que votre adresse est tapée, vous encouragez sur "allez va". Le maquereau ouvrira l'angine demandée avec de très légères modifications dans les cloches... Voilà. Have fun..."
08/03/2007No, i don't believe in the wasting of time
Cela fait un peu moins de cinq mois que j'ai quitté Paris pour Rouen, et je ne regrette pas ce choix: moins de bruit, de gens, un air plus respirable même si nettement plus frais. Je me sens moins étouffer continuellement, sortir de chez moi ne m'est pas si difficile, même si mon tempérament casanier me fait toujours préférer mon canapé et un bon bouquin au monde extérieur... Contrairement à ce qu'on m'avait prophétisé, je n'ai pas l'impression dès que je sors de croiser toujours les mêmes visages et je n'ai pas non plus l'impression d'être entouré de "gros cons de bouseux". Je ne suis pas assez éloigné de paris pour que le parisianiste refoulé que je suis ait le mal du pays, et j'y viens passer deux trois jours toutes les deux semaines, plus les allers-retours pour cause de concerts ou de fêtes d'amis. Tout va bien, donc...
La vérité, c'est qu'une seule chose me manque cruellement ici (hors amis, natürlich), et je ne pensais pas que ce serait à ce point le cas. J'ai toujours aimé marcher, arpenter en somnambule la ville à mon rythme et en musique, sans destination préalable. Mes amis connaissent ses fuites (car ce sont exactement cela) sous le nom de "ballade mp3". Je ferme la porte de la maison, je me visse les écouteurs aux oreilles, et je marche sans but pendant une, deux, trois voire quatre ou cinq heures. Il m'est arrivé fréquemment de faire ménilmontant-porte d'orléans, pour aller prendre un café chez mon frère, avant de refaire le chemin inverse en déviant éventuellement par saint michel ou les champs elysées... J'aime cette impression de me couper de la ville, de ses bruits et des gens tout en la traversant en tous sens, en me laissant porter par la musique et en réglant mon pas sur elle. L'hypnose prend moins de dix minutes. Bien vite, je suis déconnecté, les attentes aux feux rouges et autres chemins à prendre se font dans un total état second. Je suis parfois surpris de constater que je suis "déjà" à tel ou tel endroit. La musique joue pour beaucoup. Quand je découvre un nouvel album qui me plait, je sais que le test décisif est la ballade mp3. C'est en marchant que j'écoute réellement chaque chanson, que je me laisse imprégner par l'univers et que j'apprends à le faire mien...
Forcément, quand on habite le centre du vieux rouen, ce n'est pas l'idéal. Tout est à cinq minutes, ce qui est bien pratique pour le quotidien mais pas top quand on veut perdre son temps en déambulant tranquille. C'est surtout que je me rends compte que c'est à travers ces ballades que s'est tissé mon lien avec Paris. J'ai beau y avoir toujours vécu, j'ai peu de rapports avec cette ville. Je n'ai pas énormément d'endroits que j'y adore, et je serai bien en peine s'il m'arrivait un jour ce genre de scènes de films débiles ou un type fait découvrir "son Paris (ou "sa ville")" à un autre... Y'a bien le starbucks et la fnac, le bataclan et l'elysée montmartre, un ou deux cafés et restaus, mais guère plus... Par contre, ces trottoirs, ces rues tranquilles et ces quartiers sordides, je commence à bien les gérer, et ce sont eux, plus que les boutiques qui s'y trouvent qui me parlent et m'évoquent des souvenirs, des musiques...
Je me garde toujours deux trois heures de solitude quand je viens sur paris pour me laisser aller à cette sereine perte de temps.
Là, tout de suite, j'aimerais bien traverser l'agitation de st michel avec fiona dans les écouteurs... D'où ce petit post. Ca ne remplace pas, mais ça fait du bien...
07/03/2007Panière
Y'a des réveils plus violents que les autres.
Hier, en l'occurence, c'était la faute à Heroes, dont on avait la veille au soir regardé le tout premier épisode histoire de ne pas se coucher avant trois heures du matin. Depuis le temps qu'on dit qu'il faut qu'on reprenne un rythme de vie un peu moins à l'ouest, ça aurait été dommage d'en profiter. D'autant qu'après, il a fallu qu'on bouquine un peu, histoire de se rajouter une demie-heure, une heure. Comme souvent, j'ai mis mon réveil pour 9h45, sachant pertinemment que je l'exploserai avant qu'il n'ait le temps de faire son office, mais ça me donne bonne conscience, alors j'ai mis l'engin maudit à coté du lit et quand je me suis envolé pour le pays des rêves, il était pas loin de quatre heures (en tenant compte du fait que je dors avec un bonhomme certes charmant mais qui a la facheuse tendance d'entretenir de grandes conversations à voix haute la nuit, le plus souvent en me prenant à parti, par exemple en me demandant ce que j'ai pensé de tel bouquin que ni lui ni moi n'avons lu, voire en m'engueulant parce que je reviens de la boulangerie du bled de son enfance. Il se passe des trucs bizarres dans ses rêves, c'est moi qui vous le dis...)
Alors forcément, à onze heures et quelques, quand j'ai fini par me lever, j'étais quelque peu dans le brouillard. Mon gazomètre indiquait qu'au moins quatre tasses de café serait necessaire avant une esquisse effective de réveil, et j'ai entamé la première en plongeant dans "La malédiction d'Edgar" de Marc Dugain(qui, s'il se lit bien, est un poil décevant au vu des 200 premières pages...). La deuxième tasse succède à la première et je me sens assez réveillé pour aller légumiser devant l'ordi, histoire de voir si la mumule fait du bon boulot et constater que Euh avait eu la délicieuse idée de m'envoyer via GA un lien vers cette petite merveille:
à savoir la chanson de Sally, issue de "L'étrange noël de M. Jack" chantée par Fiona Apple. Je commençais à peine à me dire que cette journée avait des chances de bien tourner et que je risquais même de me réveiller plus vite que prévu quand mon téléphone a sonné. Le directeur du Gaumont souhaitait savoir si je pouvais faire un remplacement cette semaine. "Bien sûr, Monsieur T., avec grand plaisir. Quand avez vous besoin de moi?
- A treize heures, jusqu'à minuit. Et ce week end également." Là, je ne m'étouffe pas du tout, car c'est malpoli de s'étouffer au téléphone. Je réalise que le soir, des amis venaient manger à la maison et que du coup, ça sera sans moi, je réalise que Christophe ne bossait pas ce week-end et qu'on comptait venir sur Paris. je réalise surtout que là, à la minute, il est 12h15, que je ne suis pas douché, pas rasé, pas habillé, que je me réveille de moins en moins et que donc, dans 45 minutes, je dois être en train de servir du pop-corn... "Bien sûr Monsieur T. A tout à l'heure alors." Je le répète, y'a des réveils plus violents que les autres.
Si la librairie me manque, je dois avouer que je prends beaucoup de plaisir à ce travail de dépannage au ciné. Ce qui tombe bien puisque je vais y bosser au moins les trois prochaines semaines, à alterner seaux de coca et accueil/détalonnage de tickets (activité passionante s'il en est...) Mais si il y a bien un truc que je DETESTE dans ce boulot, c'est la putain de panière de sa mère la chauve... Oui, oui, vous les voyez rarement tout en les ayant les 3/4 du temps au coin de l'oeil, avant chaque séance, les pauvres types qui arpentent la salle avec leur panière pleine de confiseries et de pop-corn qui se renverse, le pauvre type sur qui les gamins sautent pour avoir des MM&Sm'ss qui couteront les yeux du portefeuilles à leurs parents, et qui ne comprennent pas que cette putain de panière est lourde! qu'on est priés de pas s'y accrocher et de pas se servir tout seul! le pauvre type qui doit rendre de la monnaie sur un billet de 50 en pièces de 1 euros et de centimes, au moment où les lumières s'éteignent. Soyons clairs, la panière n'est pas mon amie... Parce qu'il y a une chose à savoir quand vous voyez le pauvre type arpenter sa salle en souhaitant être ailleurs, quitte à passer le balai dans le hall, c'est que les salles de cinéma sont vachement bien pourvus en marches casse-gueule quand on porte ses dix kilos de boissons et autres toblerones, et que chaque marche est un putain de supplice. Supplice au carré dans les salles films pour enfants, parce que autant on peut avoir un espoir de n'attirer que quelques rires dans une salle adulte si on se vautre, autant on sait pertinemment que dans la salle d' "une nuit au musée", si tu finis sous le pop-corn devant les gamins, ils vont jamais s'en remettre, et tu seras à leurs yeux plus drôle que Ben Stiller. Et je n'aime pas piquer leur boulot aux gens, surtout quand je ne touche pas la même paye qu'eux...
Donc, si vous voyez le pauvre type de votre ciné se galérer entre les rangées de sièges, ayez une pensée émue pour lui... ET NE VOUS GRATTEZ PAS LA TETE PILE A CE MOMENT LA!!! C'est dingue le nombre de gens qui esquissent des gestes ressemblant à "Par ici siouplé" dès qu'ils voient une panière... Surtout quand ils ne veulent rien...
Et hop, un petit Matt Elliott pour la route, ça faisait longtemps... "The may we missed - lo mejor de Matt Elliott and The Third Eye Foundation" vient de sortir, et c'est du très très bon, comme d'habitude. J'aime de plus en plus ce garçon... ce best-of met autant en avant ses mélopées acoustico-hypnotiques en solo que ses expérimentations électro au sein de son collectif. Porte d'entrée idéale pour ceux qui voudraient aller y jeter une oreille.
Bon, sur ce, je vais profiter de ce que le bonhomme soit au travail pour me coller devant des séries. J'ai encore les saisons 1 de Dexter (jean Marc, si tu ne la connais pas, cette série EST pour toi), My so-called life et Oz à terminer, en attendant ce soir de continuer les Heroes. Non, je n'ai pas de vie, et alors?
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| " Juste avant le solstice d'hiver, Khrili Gompo fut envoyé en mission d'observation pour la première fois. Il y avait plusieurs décennies qu'il s'entrainait, et c'était maintenant à lui de partir. On lui avait accordé une demi-minute d'apnée avant le retour. Il disposerait de ces trente secondes pour évaluer l'état du monde et recueillir des éléments sur les peuplades qui l'habitaient encore, sur leur culture et leur avenir. C'était un délai peu généreux, mais, comme conditions de travail, on avait déjà vu pire."
Antoine Volodine, Des Anges Mineurs (1) Alexis HK - C'que t'es belle en Live
(2) So Called - The SoCalled Seder, a hip hop haggaddah
(3) The Velvet Underground and Nico
(4)The unbelievable truth - Almost here
(5,6,7,8) Nina Simone - Live at Carnegie Hall - Moon over Alabama - Emergency ward - Baltimore
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