27/02/2007MantraJe l'ai! J'ai ma place! Je vais voir Lisa Gerrard en concert! Je l'ai! J'ai ma place! Je vais voir Lisa Gerrard en concert! Je l'ai! J'ai ma place! Je vais voir Lisa Gerrard en concert! Je l'ai! J'ai ma place! Je vais voir Lisa Gerrard en concert! Je l'ai! J'ai ma place! Je vais voir Lisa Gerrard en concert! Je l'ai! J'ai ma place! Je vais voir Lisa Gerrard en concert! Je l'ai! J'ai ma place! Je vais voir Lisa Gerrard en concert! Je l'ai! J'ai ma place! Je vais voir Lisa Gerrard en concert! Je l'ai! J'ai ma place! Je vais voir Lisa Gerrard en concert!
21/02/2007Vie culturelle. Même que ouais.La musique française est belle, et quelques dates suffiront à l’immortaliser pour l’éternité -et plus encore- dans la mémoire collective du monde entier -minimum… Exemples :
10 novembre 1960 : Edith Piaf grave « Non, je ne regrette rien », une chanson de Charles Dumont et Michel Vaucaire, qui sera la pierre angulaire de son nouveau tour de chant.
29 octobre 1966: Jacques Brel fait son concert d’adieu à l’Olympia, et, rappelé des coulisses par une foule en délire, aura ces quelques mots émus: « Je vous remercie, car cela justifie quinze ans d’amour ».
4 janvier 1980 : Interdit par les paras, lâché par ses musiciens, Serge Gainsbourg chante seul et a cappella « La Marseillaise » sur scène.
20 février 2007 : Les fatals Picards sortent « Pamplemousse Mécanique », leur nouvel album…

Oui, messieurs-dames, le nouvel album des Fatals est enfin sorti. Déjà responsable du mouvement « Punk pour les nuls » via leurs inénarrables précédents opus « Navet Maria », « Amiens, c’est aussi le tien », « Droit de véto » et le célébrissime « Picardia Independenza », les cinq bouffeurs de betteraves reviennent dans les bacs pour ce qu’on peut d’ores et déjà appelé leur meilleur album.
Petite piqûre de rappel pour les ceux qui décidément n’y connaissent rien n’à rien :
L’album s’ouvre en fanfare sur la chanson « Bernard Lavilliers », morceau que vous pouvez regarder en concert sur leur site à l’adresse que voilou et qui venge tous ceux gonflés par ce gros connard des quelques vingt années qu’il nous aura pourri le paysage musical et audiovisuel de toute sa fatuité…
« La sécurité de l’emploi », chanson politiquement importante en cette période électorale et que plus d’un candidat devrait écouter attentivement, narre le désarroi d’un jeune professeur en collège. Les paroles, comme d’habitude, sont du pur Rimbaud, que dis-je, du Shakespeare…
« 35 élèves cette année, je leur ai demandé ce qu’ils voulaient faire comme métier
J’ai eu 10 Zidane, 15 Amel bent et 9 Bouba, un original qui veut faire vigile et avocat.(…)
Fini les notes, de temps en temps, faut juste leur envoyer un SMS d’encouragement
L’évaluation, c’est pas toi qui la fait, eux y’t’disent si t’es cool
Je préfère quand même qu’ils me donnent des notes plutôt que des coups de boules »
Politique, que j’vous dis…
« Mon père était tellement de gauche » révèle la face tendre du groupe avec cette évocation émouvante d’une enfance communiste.
« On mangeait des Lenin’s burgers, fallait vraiment faire attention
T’avais du chou, une pomme de terre, la viande elle était en option
On achetait du coca-kolkhoze, approuvé par le comité
Ca devait soigner la silicose, on s’en servait pour désherber
On ne regardait pas la contrebande, on n’regardait pas la corruption
La Sibérie, c’était Disneyland, le discernement en option ».
Emouvant…
Les Fatals, sous leurs aspects rigolards, souffrent également. Ce sont de grands sensibles, comme le prouve leur futur tube –n’en doutons pas- « Seul et célibataire ».
« (sans toi) je me sens
Comme Claude François à Castorama, comme un surfeur au Sri-Lanka
Comme Tabatha Cash au Vatican, Francis Huster dans un rôle de méchant
Comme le marchand de sable dans le désert, comme un orphelin à la fête des mères
Comme Spiderman à l’île de Ré, comme Cauet sur Arte. »
Poignant…
Les Picards, c’est pas des pédés. Ils n’ont pas peur d’aller contre l’ordre établi et de réfuter les plus grandes valeurs de ce pays… La preuve par 3 (minutes et cinq secondes) avec « Moi, je vis chez Amélie Poulain »
« Dans la rue, y’a toujours au moins quatre grands-mères à faire traverser
Si ton but c’est d’faire le bien, ici tu vas pas t’ennuyer
Ici les gens s’battent avec les SDF pour leur donner d’l’argent
Si Madelin débarquait ici, il se sauverait en courant
J’veux aller dans un autre film « Orange Mécanique » ou « Funny Games »
J’en peux plus de discuter trois heures avec la gardienne
J’veux lui dire que son mari s’est cassé parce qu’elle est conne et moche
Le soir je rêve de remonter des Kalachnikovs »
Rebelle !
Dans cet album, on apprend aussi comment faire un groupe de reggae ou une équipe de foot avec des dictateurs (Ohlalalala, jolie tête de Caucescu !), à faire la différence entre un punk à chien et un punk à poules, on frémit devant la prise de poids de Dark vador à cause de sa boulangère, on découvre les USA par le prisme de la country music, on « remonte le pantalon », on apprend à respecter la Corse où les Kangourous ont deux poches une pour chaque main, et en prime, on a des extraits de « Cymbalum volume 4 », la cassette (pas de cd) des meilleures reprises de la musique classique jouées aux cymbales….
Enfin, grâce au chef d’œuvre « Cure Toujours », on découvre la vie de cette peuplade mal connue : les gothiques ! (ici, en concert)
Pamplemousse Mécanique, l’album que vous devez avoir pour l’avoir et dire plus tard que la musique française, c’était mieux avant....
19/02/2007Rien.Rien à dire...
Pleins de choses à dire pourtant, pleins de détails, de souvenirs, d'anecdotes, de sentiments à la fois semblables et contradictoires qui passent et repassent en boucle, à la fois familiers et nouveaux. Toujours les mêmes peut-être bien, et pourtant chaque jour différents. Il faudrait sans doute essayer de les immortaliser, leur donner vie et grâce sur ce qui semble être tout autant un exutoire qu'un testament (car au fond qu'est-ce qu'un blog? question à laquelle tout bloggeur a bien des pistes mais aucune réponse viable à donner). Mais non. Pourquoi faire? Pour qui?
Trop de porto, tout simplement? Peut-être, mais non...
Il y a des choses qu'on dit. Ce que je viens de faire, il n'y a pas cinq minutes. Des choses que je pensais, que j'ai dites parce que je les pensais, et qui en sortant m'ont fait un bien fou, parce que destinées à celui que j'aime. Comme à chaque fois... Parce que dire ces choses éliminent une partie de ce qui ne va pas, ces choses qu'on ne sait pas nommer et qui hantent chaque jour, si ce n'est un peu plus, au moins dans une certaine continuité. Beaucoup de requestionnement en ce moment, d'aller-retours dans le passé, de recherches de racines à des problèmes plus ou moins lointains. Tout ça pour quoi? Pour un fossé qui se creuse quand on croit le colmater? Bonne question, ça monsieur...
Il y a des choses qu'on ne dit pas. Tout simplement parce qu'on n'en a aucune idée. Qu'on ne saurait les formuler. Des choses qui sont là, tapies depuis la naissance, l'enfance, l'adolescence, et qui font mine de ne pas prendre corps tout en se propageant sans relache. Parfois, des aspects se font jour, on croit voir un début d'explication, au moins une piste, ou une indice, et puis non, la bête replonge, le noir des eaux la soustrait au regard et on repart à zéro, avec tout juste, peut-être, un vague début de piste sur le bout de l'encéphale. De quoi se gratter la couenne quelques temps avant qu'un nouveau début de pseudo explication ne fasse surface. Puis replonge.
Des mots-clés, pourtant, reviennnent. Des sensations. Des liens qui à force de perdurer finissent par faire sens, ou semblant. Cela a à voir avec l'imagination, par exemple, ce refuge qui est mien depuis aussi loin que je puisse m'en souvenir. Ou l'empathie. Une empathie parfois exacerbée pour les autres alors que j'ai tant de mal à être cohérent avec moi-même. Quoi de plus normal? Peut-être.
L'imagination. l'empathie. Et alors?
The Kursk. C'est une chanson de Matt Elliott, qui en dix minutes et cinq phrases à peine retracent ce qu'ont pu vivre et ressentir les marins qui se sont retrouvés dans ce sous-marin russe qui, il y a quelques années, a coulé au fonds de l'océan, emportant en son sein plusieurs dizaines de matelots, et leurs familles avec. J'écoute cette chanson alors que je tape ces quelques lignes. Il n'était pas prévu qu'elle débarque dans ce post, mais elle est un bon exemple des tours que peut me jouer cette faculté quasi-destructrice chez moi de ressentir les douleurs exprimées par les autres. Là où la plupart des gens entendent une chanson assez lente, hypnothique ou chiante, je n'entends que cris de condamnés et suppliques. "The water is rising/ and slowly we're dying/ and we won't see the light again". Cette chanson m'a toujours bouleversée. celle là entre autres. S'il y a bien une chose que je ne supporte pas, c'est qu'on dise de moi que j'écoute/lise/regarde des choses déprimantes/chiantes/plombantes. A mes yeux, c'est comme regarder de l'autre coté de la rue en passant à proximité de quelqu'un qui fait l'aumone. C'est se voiler la face. "Oui, mais la vie est bien assez dure, on n'est pas obligé de se taper le désespoir des autres...". Allez vous faire foutre... Le désespoir des autres est aussi important que le mien, si ce n'est plus...
Et en même temps... Même mon n'amoureux à moi que j'ai, les rares fois que j'essaie d'aborder ce genre de questions, me fait comprendre que je me prends la tête trop facilement, pour pas grand chose. Lui et les autres. Combien en connais-je des qui osent regarder les questions qui les taraudent jusqu'au tréfonds, quitte à s'y perdre, dans l'espoir quasi-suicidaire d'y trouver ne serait-ce qu'une parcelle de début de réponse? Une parcelle serait déjà en soi amplement suffisante. Et la réponse est une, peut-être deux... Non, une. Une fille exemplaire que tout le monde considère comme bizarre, parce que, voyez vous, elle se pose beaucoup trop de questions... Elle s'y croit, certainement... Ce genre de raisonnement à la mords-moi-l'noeud...
L'imagination. Je crois que c'est là le plus sûr point de départ à ma compréhension du réel. de mon réel. de "leur" réel. aux fantômes. à ceux qui. On s'évertue trop à chercher sens autour de soi. C'est peut-être (encore un peut-être...) pour cela que les univers et les fictions me plaisent tant. on ne comprend jamais tant les hommes et soi-même que par cet au-delà du réel qu'on appele l'imaginaire. Les hommes ne s'évertuent pas à reproduire des sensations via littérature/musique/peinture/sculpture/cinéma/théâtre et que sais-je pour un quelconque désir d'immortalité. Non.
Si Dieu existe, c'est bien parce qu'il n'existe pas. 16/02/2007Sucré ou salé? Pop Corn
J’ai donné mon cv à Christophe lundi, j’ai passé l’entretien mercredi et commencé hier à bosser au Gaumont de Grand-Quevilly. Un premier CDD de quatre jours ayant valeur de test pour d’éventuels remplacements à venir. Et ? Bah, c’est cool. J’aime vraiment bien. Je sers des cafés, des binouzes, des paninis et des camions de pop-corn. J’essaie de deviner qui va voir quel film et je me trompe souvent. Ce n’est pas le boulot de mes rêves mais après un an de chômage actif, ça fait bien du plaisir de retrouver les automatismes de vente : « Bonjour (grand sourire) Que puis-je faire pour vous ? (grand sourire)».
Même les rares clients casse-noix m’ont paru sympathiques, mais là-dessus, je me rassure, ça ne sera l’affaire que de deux jours grand max. Ensuite, je recommencerai à les pourrir dès qu’ils auront le dos tourné.
Qui plus est le cinéma passe de la bonne musique et l’équipe, pour ceux que j’ai rencontré, est sympathique. Plus qu’à assurer aujourd’hui, demain et dimanche pour avoir une chance d’être prochainement rappelé.
Chiale-ta-mère attitude
Vu « La Môme » mercredi avec Christophe. Notre début de restau Saint-valentin s’est fait dans un demi-silence où revenait souvent la phrase « Il est violent ce film, non ? –Si. ».
Pourquoi pas après tout ?
Au restaurant, justement. Un type se pointe les bras chargés de roses. Le patron du restaurant lui achète visiblement tout le stock en lui disant d’en filer une à tous les couples et de bien préciser « offert par la maison ». Arrivé à notre table, le type s’aperçoit que Christophe, qui est de dos, n’est pas une fille, et me fait un grand sourire du genre « Ah bah non, pas vous, désolé, vous êtes deux potes qu’avez mal choisis votre date pour aller au restau. » Bien sûr, et c’est pour ça qu’on à une bouteille de champagne sur la table, pour faire comme tout le monde… Je lui dis « Non, non, ici aussi vous pouvez » et d’abord un peu surpris, il me dit « Et beh oui, pourquoi pas après tout ? » en déposant la fleur. C’est vrai ça… Pourquoi pas ? Après tout ? On a laissé la fleur sur la table en partant. On s’en fout, on n’a pas de vase à la maison et on est pas trop fleurs ni l’un ni l’autre… Mais quand même.
Etat de Grâce
Il faut que je me remette un peu au travail. Je suis sur ce putain de roman depuis trois ans et plus je connais mes personnages, plus le fait de faire mumuse avec leurs vies me fait flipper. Ca devient limite schyzo. rajoutez une bonne dose de flemme sur le dessus et ça vous donne un type de mauvaise foi qui s'étonne que ça n'avance pas... Bon, pas ce week end, je bosse. On verra ça après, en 2008...
Courage, quand tu nous tient... Conversation*
Pyram: Tant pis pour vous. Votre photo va être horrible.
Coronys: Gniii ?
KhriliGompo: Côôtt ?
* "Conversation" est, me semble-t-il, le titre d'une banette dans le chaudron, ou un pot-au-feu du même genre. 14/02/2007La Saint-Valentin, c'est bien
La Saint-Valentin, c'est bien. La Saint-Valentin, c'est comme Noël ou les anniversaires: on s'en branle, mais y'a des à-côtés sympathiques. On peut réserver une table dans un bon restaurant où le compte en banque n'a pas droit de cité d'habitude parce que, comprenez vous, c'est la Saint-Valentin... On reçoit des cadeaux et on fait des cadeaux... Même célibataire, je me fais des cadeaux à la Saint-Valentin. Et les autres jours aussi, remarquez...
La Saint-Valentin, c'est bien. Il pleut dehors mais on s'en fout, c'est la pluie de l'euhmûûûûr...
Sortons les Tahiti Douche et allons nous laver, heureux d'être et d'aimer, dans la rue.
La Saint-Valentin, c'est bien. On va au Gaumont pour voir La Môme et accessoirement passer un entretien d'embauche pour faire des remplacements au rayon confiserie. Je vais ramener des fleurs au patron. Un autre jour, ça serait suicidaire, mais aujourd'hui, je sens qu'il va être content, parce qu'aujourd'hui c'est la Saint-Valentin.
La Saint-Valentin, c'est bien. On va faire les courses du mois au Géant parce que le frigo est vide. C'est un engagement comme un autre. Je déteste les supermarchés mais pas aujourd'hui, aujourd'hui je vais trouver ça super bath, parce qu'aujourd'hui, les rayons de chez Géant vont déborder d'amour...
La Saint-Valentin, c'est surtout bien parce que je vis avec un garçon qui ne va m'offrir ni fleurs, ni carte postale débile, et qui m'a déjà traité de gros nul ce matin. Il supporte ma gueule au réveil avec le sourire et me prépare mon café. Il m'appele Niquedouille, me traite d'alcoolique et reste stoïque quand j'explique en hurlant aux gens de la télé pourquoi ce sont tous de gros cons. Et tout ça même quand c'est pas la Saint-Valentin... Il est bien ce garçon...
13/02/2007Can't get no bus to Pomona
C'est un exercice difficile que d'aller au cinéma en se mettant en conditions pour ne rien attendre, ne rien anticiper. Calé au troisième rang et la lumière qui s'éteind, faire abstraction de ce qu'on a entendu ou lu, et partir du principe que 2h50, c'est rien que 2h50, qu'on y comprendra rien et que ca va être visuellement violent, caméra dv oblige. Résister à la tentation, à chaque fois qu'une phrase, un lieu, un nom ou un objet refait surface au cours du film d'y voir le début potentiel d'une quelconque explication dont on se fout... C'est un exercice difficile, mais le bonheur n'en est que plus immense.
Je ne parlerai ni de synthèse lynchienne, ni de la trilogie parfaitement cohérente que forment "Lost Highway", "Mullholand Drive" et "Inland empire" (et il y aurait beaucoup à dire mais j'attendrai d'avoir revu celui là deux ou trois fois avant...). Je ne parlerai pas de l'histoire puisque, ô surprise, je n'y ai rien entravé du tout. Je répéterai en revanche la dernière phrase de Lynch avant la présentation de son film à la Mostra de Venise: "Je vous souhaite à tous une bonne expérience."
Un film a-t-il besoin d'être clair et linéaire pour coller le frisson? l'histoire doit-elle absolument avoir un sens? Chaque détail doit-il être décortiquable, expliquable et explicite pour que le spectateur ne se sente pas largué? Que non!!! L'abandon est parfois une "expérience" des plus enrichissantes... Alors qu'en retirer?
Déjà, je m'insurge en faux contre ceux qui m'ont parlé de la dv comme la principale mauvaise idée du film. J'avais nettement plus la gerbe en allant voir cette bouse de Blair Witch. Lynch arrive à tirer de sa caméra des images à couper le souffle, et s'il abuse plus que d'habitude des surimpressions, des flous etc etc, c'est peut-être tout simplement que.... le film dure plus longtemps. Il y a aussi ce traitement du son qui confine à la perfection pure. Un grand nombre de scènes absolument bluffantes (de la voisine en Cassandre malsaine à la mort d'une des Laura Dern sur un morceau de trottoir). Sans parler de ce générique de fin (et je ne parle pas de la musique choisie) où, ouvertement, Lynch s'amuse de son public en conviant les actrices de Mullholand et un clone de Patricia Arquette période Lost Highway comme pour dire "Bon Courage les gens, raclez bien vous l'encéphale..."
J'ai rien entravé. M'en tape. C'est court deux heures cinquante...
Encore...
12/02/2007En vrac
- Il ne fait ni chaud ni beau. (Double contrepétrie)
- Tout va bien. Normalement, je ne serai pas pion en lycée. Mon gabarit les a drôlement impressionné, sans parler de mon cv très très en rapport avec ce pourquoi je venais postuler. Ca, c'est fait.
- Ai passé l'après-midi d'hier avec la grande prétresse de tout et surtout de n'importe quoi et comme d'habitude notre discussion a rapidement tourné en bulle d'où toute logique était exclue. C'est agréable de se sentir à la maison. Car c'est bien d'une maison qu'il s'agit.
- Arrêtez d'envoyer les résultats de vos questionnaires débiles, ce sont des pièges à cons! la preuve: dès que j'en voie un, je m'empresse de le faire. Résultat j'apprends que le personnage de fiction avec lequel j'ai des points communs, c'est Hannibal Lecter à plus de 85%, ça me fout ma journée en l'air et j'ai des grosses envies de viande. Alors, merci, mais non. (Hmmm... viande...)
- Vive la technologie: entendu à la gare ce matin un téléphone portable dont la sonnerie s'est mise à hurler "Décroche Thomas. Décroche. MAIS DECROCHE PUTAIN DE MERDE" de plus en plus fort. C'est ça le progrès, pouvoir programmer une machine pour se faire engueuler. C'est vrai qu'entre les gens, les rapports devenaient un peu tièdes...
- Ciné prévu pour demain: Inland Empire. Je sens que je vais beaucoup m'amuser. En tout cas, pour l'instant, je rigole beaucoup en écoutant/lisant ceux qui l'ont déjà vu. Qu'ils aient adoré ou détesté, ils en ont tous beaucoup à dire. Etonnant, non?
Ca me fait penser que ça fait très longtemps que je n'ai pas revu Une histoire vraie, chef d'oeuvre sous-estimé de Lynch et au moins aussi fort que Mulholland Drive.
- Lecture en cours: "Les 13 vies et demie du Capitaine Ours-Bleu" de Walter Moers. J'en suis au moment où que Ours-Bleu, il vient de quitter les Niguedouilles du Désert sucré qu'il a aidé à trouver et capturer une ville-mirage (habile capture consistant à coller le mirage au sol après avoir fait caramélisé le sable) et il s'apprète à partir pour Atlantis en prenant une tornade qui passe dans le coin. Ca défonce tout. Harry Potter peut retourner se coucher.
- Nosfell. Nosfell. Nosfell. Nosfell. Nosfell. Nosfell. Nosfell. Nosfell. Nosfell. Nosfell. Nosfell. Nosfell. viande. Nosfell. Nosfell. Nosfell. Nosfell. Nosfell. Nosfell. Nosfell. Nosfell. Nosfell. Nosfell.
La routine, quoi...
08/02/2007Mort aux jeunes...
Une grosse vague de déprime s'est abattue hier, après un week end terrible qui plus est... Un ami de Christophe a téléphoné: il a peut-être un boulot pour moi... Ô bonheur, ô allégresse bien sûr. On ne va pas cracher dans la soupe... A un putain de détail près. Il s'agit d'un poste de surveillant. Dans un lycée. Technique.
Je hais les jeunes, je les ai toujours gerbé. Leur stéréotypes m'ennuient, leur abscence de discours et la fatuité qu'ils y insufflent m'exaspèrent. Je ne me suis jamais reconnu en eux. Quand j'étais au lycée, je ne valais guère mieux bien sûr mais, pire que ça, j'avais conscience de l'être. Je crois que c'est pour ça que cette période s'est si mal passée. Je m'en voulais d'être ce ramassis de clichés et de paroles creuses qui me foutait la gerbe chez les autres. C'est peut-être aussi pour ça que, de huit heures trente à dix-sept heures, je ne faisais partie d'aucun groupe, par peur de m'engluer dans la vacuité. On se retournait, j'étais là, à écouter la conversation, à y participer parfois, et trois secondes plus tard, j'avais foutu le camp, sans prévenir. On m'a reproché plusieurs fois de ne jamais me fendre d'un simple "à plus tard", mais qu'aurais-je pu répondre? Qu'il y avait trop de choses contenues dans ces trois mots pour me pousser à les prononcer. J'étais un "membre" du groupe des"art-dra", de celui des fumeurs de shit, des Littéraire, des cancres assumés (mais toujours bienvenue chez les élèves modèles, petit groupe fermé s'il en est), des névrosés, des rigolards et dans tous les groupes de filles, natürlich. Y'a bien que les sportifs et les p'tites cailles que j'ai jamais approchés... Moi, j'étais un interne, et c'est d'ailleurs le seul groupe où j'ai conservé des amis. Ce n'est pas un hasard. Quand on vit avec 48 personnes, il n'y a guère de faux-semblants, et personne ne simule la bonne entente... L'hypocrisie y est moins tenable, même à un âge où on a pas beaucoup besoin de se forcer pour y arriver.
Les jeunes sont des cons ignorants et méprisables. Ils ne seront jamais les espoirs de demain, pas dans l'état actuel des choses... Pas la génération MSN en tout cas... Il va sans doute y avoir quelques esprits bien-pensants qui vont me mettre en commentaire que je n'ai plus qu'à voter Sarko ou DeVilliers, avec des propos de vieux con comme ça, mais je n'ai jamais réussi à penser autrement sur la question. Je garde trop en mémoire mes années lycée. Combien de jeunes font réellement grève par idéal? Et combien pour passer une journée à rien branler? Combien de jeunes moins ebahis par leur nombril que par le monde autour d'eux... Les jeunes... Les jeunes et leur portable. Les jeunes et leur inculture. Leur néo-langage éhonté. les jeunes qui geignent à propos de leur parents et de leur vie soit-disant de merde. leur peine d'amour que personne ne peut comprendre. Leurs joies creuses. Leur sentiment d'appartenance quand entourés d'une dizaine de blaireaux puant l'immaturité. les jeunes et leurs crises...
On m'a dit un jour (récemment), alors que je blaguais en disant que je n'étais toujours pas sorti de ma crise d'adolescence, qu'il était plus vraissemblable que je n'en ai jamais faite. Je n'ai pas su quoi en penser sur le coup, et je ne sais toujours pas depuis.
Ce que je sais, c'est que malgré l'échec personnel que représente ce geste, je vais aller donner mon cv pour avoir ce poste. Je vais passer l'entretien et je vais faire en sorte de me mettre en avant et de décrocher ce poste. Ce poste de merde qui me fera cotoyer une bande de merdeux dont on m'a déjà prévenu qu'ils étaient "durs". La belle affaire. Ils peuvent bien fumer des pétards dans la cour ou se syphonner la gueule, je m'en tape. Je les méprise grande taille. Alors pourquoi faire cette démarche? Pour faire plaisir aux gens, rassurer ma famille, mes potes, ma belle-mère, arréter d'entendre la voix quui descend légèrement en fin de phrase quand on me demande si j'ai enfin trouvé du taff... Est-ce que je leur dirai -en admettant que j'ai ce poste, ce qui j'espère ne sera pas le cas- que pour moi c'est tout aussi dégradant que de bosser chez mcdo? Non. Je ferai en sorte de dire que super, tout baigne. Qu'il faut bien payer les factures. Que c'est un taff comme un autre.
41 heures par semaine payés à peine plus de 1000 euros... J'ai intérêt à trouver un vrai taff très vite, parce que là, avant même d'avoir passé l'entretien, j'ai des envies de defenestrage de petit con acnéique...
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| " Juste avant le solstice d'hiver, Khrili Gompo fut envoyé en mission d'observation pour la première fois. Il y avait plusieurs décennies qu'il s'entrainait, et c'était maintenant à lui de partir. On lui avait accordé une demi-minute d'apnée avant le retour. Il disposerait de ces trente secondes pour évaluer l'état du monde et recueillir des éléments sur les peuplades qui l'habitaient encore, sur leur culture et leur avenir. C'était un délai peu généreux, mais, comme conditions de travail, on avait déjà vu pire."
Antoine Volodine, Des Anges Mineurs (1) Alexis HK - C'que t'es belle en Live
(2) So Called - The SoCalled Seder, a hip hop haggaddah
(3) The Velvet Underground and Nico
(4)The unbelievable truth - Almost here
(5,6,7,8) Nina Simone - Live at Carnegie Hall - Moon over Alabama - Emergency ward - Baltimore
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